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La physiothérapie face à la douleur chronique : bouger pour mieux vivre

  • Photo du rédacteur: Arnaud
    Arnaud
  • 1 sept. 2025
  • 2 min de lecture

douleur chronique

La douleur chronique est un défi quotidien pour des millions de personnes. Contrairement à une douleur aiguë qui signale une blessure, la douleur chronique persiste au-delà de trois mois, souvent sans lésion identifiable. Pour les patients, elle peut devenir invalidante. Pour nous, professionnels de santé, elle exige une approche globale. En tant que physiothérapeute, j’observe chaque jour combien le mouvement peut devenir un puissant levier de mieux-être.


Comprendre la douleur chronique


La douleur chronique n’est pas seulement une affaire de muscles ou d’articulations. Elle engage aussi le système nerveux, les émotions, et la qualité de vie. Le cerveau peut “mémoriser” une douleur, jusqu’à la maintenir active même une fois la blessure guérie. C’est pourquoi une approche purement biomécanique ne suffit plus.

Les dernières recommandations scientifiques s’accordent sur un point : la douleur chronique doit être prise en charge selon un modèle bio-psychosocial, c’est-à-dire en tenant compte du corps, du mental et du contexte de vie du patient.


Le rôle du physiothérapeute : bien plus que des exercices


En physiothérapie, le traitement des douleurs chroniques va bien au-delà du massage ou des étirements. Il s'agit de redonner au patient de l'autonomie, de la confiance, et une meilleure compréhension de son corps.

Voici quelques axes de travail que j’utilise régulièrement :

  • Éducation à la douleur : Comprendre pourquoi on a mal, c’est déjà moins subir. J’explique aux patients le fonctionnement de la douleur chronique, ce qui permet souvent de diminuer l’anxiété et d’encourager la reprise d’activité.

  • Exercices progressifs : Bouger, même avec une douleur présente, est possible et bénéfique. L’important est d’adapter les charges, les rythmes et de progresser en douceur.

  • Gestion du stress et du sommeil : Nous discutons des habitudes de vie, car le stress et le manque de repos entretiennent la douleur.

  • Co-construction du traitement : Le patient devient acteur de sa prise en charge. Ensemble, nous définissons des objectifs concrets et réalistes.


Rééduquer le mouvement… et la perception


Je dis souvent à mes patients : "Nous n’allons pas seulement rééduquer vos muscles, mais aussi votre cerveau." Grâce à la neuroplasticité, nous savons aujourd’hui que le cerveau peut “reprogrammer” certaines réponses à la douleur. Des techniques comme l’imagerie motrice, la thérapie miroir ou le renforcement progressif participent à cette rééducation.


Un accompagnement sur le long terme


La physiothérapie n’offre pas une solution miracle immédiate. Mais avec un accompagnement personnalisé et régulier, elle aide à retrouver du contrôle, de la mobilité et de l’espoir. Même si la douleur ne disparaît pas complètement, elle peut devenir gérable, moins envahissante.


En conclusion


La douleur chronique n’est pas une fatalité. La physiothérapie moderne ne se limite pas à traiter un symptôme ; elle s’adresse à la personne dans sa globalité. En tant que physiothérapeute, mon rôle est d’écouter, d’éduquer, de guider… et surtout, de redonner à chacun l’envie et les moyens de bouger pour mieux vivre.

 
 
 

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